Direction la Sierra Gorda
Après quelques jours d’adaptation à la température, nous décidons de partir quelques jours dans un endroit encore inconnu pour nous, tout en restant dans l’État de Querétaro.
Quand on pense au Mexique, on imagine souvent les plages de sable fin au bord de la mer des Caraïbes, ou bien les fameux cowboys mexicains. Et pourtant, le Mexique ne se résume pas à cela. Il existe une multitude d’endroits beaucoup moins connus, mais tout aussi magiques.
C’est le cas de la Sierra Gorda, au nord-est de l’État de Querétaro, une région montagneuse qui offre des paysages complètement différents de ceux que nous avions découverts jusque-là. La route qui y mène traverse différents paysages et niveaux écologiques, avec des points de vue spectaculaires.
Sur la carte, cela ne paraît pas si loin : environ 185 kilomètres depuis Querétaro. Mais ici, les kilomètres ne se parcourent pas comme chez nous ! Les routes sinueuses et le relief rendent le trajet beaucoup plus long qu’on pourrait l’imaginer. Il faut compter environ 3 heures, voire davantage, pour rejoindre Jalpan de Serra.
Nous allons donc passer deux jours dans la Sierra Gorda, avec comme point de chute Jalpan de Serra, qui se trouve au cœur de cette région et constitue un excellent point de départ pour découvrir les environs.
Deux jours pour découvrir une petite partie de cette immense région… et surtout, voir ce que cette Sierra Gorda nous réserve !
La route commence… direction Jalpan de Serra !

Au départ, il y a pas mal de circulation pour sortir de la ville, avant de rejoindre une grande route nationale en direction de la Peña de Bernal, que nous avons déjà visitée à deux reprises.
Puis, progressivement, la circulation se fait plus rare et le paysage change. La partie intermédiaire du trajet se fait sur une jolie route de montagne, en bon état, qui traverse la partie semi-désertique de l’État de Querétaro.
Les paysages commencent alors à changer : la végétation devient plus présente, les reliefs se dessinent peu à peu et les premières montagnes de la Sierra Gorda apparaissent. La route devient également plus sinueuse, annonçant les kilomètres à venir dans cette région montagneuse.

Beaucoup de roches, des arbustes, quelques cactus et surtout… quasiment aucun arbre. Le paysage est vraiment semi-désertique, avec cette impression d’immensité et de sécheresse qui contraste avec ce que nous imaginons habituellement du Mexique.
Si la première partie monte régulièrement, la suite devient beaucoup plus costaude ! La route commence à grimper sérieusement et les virages se succèdent.
C’est d’ailleurs à ce moment-là que nous croisons ce qui semble être une course cycliste. Parmi les participants, un maillot jaune attire particulièrement mon attention : le pauvre coureur semble être en perdition !
Il faut dire que la pente me paraît peut-être un peu moins dure que celle du mont Ventoux, mais ici, la montée est beaucoup, beaucoup plus longue. De quoi donner quelques sueurs froides aux cyclistes… et nous faire apprécier d’être tranquillement installés dans notre voiture !
La Sierra Gorda porte décidément bien son nom : après les paysages semi-désertiques, nous entrons maintenant véritablement dans la montagne.

En plus, ce ne sont pas vraiment des équipes, mais plutôt des amateurs. Il y a beaucoup de voitures, mais aucun cycliste ne circule en groupe. Comme on dit chez nous : « Il y en a partout ! »
Puis on change de versant. La montagne devient verte, avec de grands arbres et de l’herbe. On se croirait dans les Alpes ! La route est maintenant à l’ombre, signe que nous sommes entrés dans la Sierra Gorda.
À partir de ce moment, la route n’est plus qu’une succession de virages où il est quasiment impossible de doubler. Nous ferons une bonne partie du parcours final derrière une camionnette, chargée à bloc, qui roule à 40 km/h… Autant dire que la patience est de mise !
Nous finissons par arriver à Jalpan de Serra, au cœur de la Sierra Gorda.
On pose les affaires au Airbnb et nous voilà installés pour la nuit à Jalpan de Serra.

Il n’y a pas de clim on espère qu’on pourra dormir.
A peine posé les affaires nous reprenons la route en sens inverse pour 15 km jusqu’à l’entrée du chemin pour aller voir la Cascade de la Chuveje. Dans un virage on quitte la route direction la cascade via une piste en terre et béton quand la pente est trop forte (c’est pour le retour quand il pleut!). En bas de la piste il y a un parking et l’entrée du chemin c’est payant. 240pesos soit environ 4€ par tête. La ballade est superbe, sans risque et sans chien car nous sommes dans une réserve.
Dès le début du chemin la vision est magnifique, avec une multitude de bacs et de petites cascades.





On arrive enfin à la cascade ! Quel lieu magnifique!!! Merci à notre guide Bastien











On ne peux plus se baigner dans la partie cascade car il y aurait la présence d’Ajoloté un petit animal en voie de disparition

On se baigne plus bas en repartant, l’eau est claire mais froide. Retour au logement pour la nuit en espérant que nous arriverons à dormir!
Demain on fonce vers le Puente de Dios