L’aventure commence bien avant

Un voyage ne commence pas lorsque l’on monte dans l’avion.

Il commence bien avant.

Il commence avec une envie, une discussion, quelques recherches sur Internet… et parfois avec quelques imprévus qui viennent sérieusement compliquer les choses.

Pour nous, cette nouvelle aventure mexicaine a commencé il y a déjà un bon moment.

2025, pas de Mexique

En 2025, nous avions pourtant très envie de repartir au Mexique.

Il faut dire que nous avons une bonne raison d’y retourner : notre fils vit là-bas. Et puis il y a Maria, sa famille que nous avons plaisir à retrouver, mais aussi tout ce que nous aimons au Mexique : les paysages, les couleurs, les petits villages, les marchés, les odeurs, la nourriture et cette ambiance que nous apprécions tant.

Mais 2025 ne sera finalement pas l’année du voyage.

Une hernie discale en a décidé autrement.

L’opération était initialement prévue en novembre 2025. Puis elle a été repoussée à janvier 2026 et finalement réalisée au début du mois de février.

Pendant tout ce temps, difficile de réellement se projeter.

Comment prévoir un voyage alors que l’on ne sait même pas comment on sera après l’opération ? Est-ce que les douleurs vont disparaître ? Combien de temps faudra-t-il pour récupérer ? Est-ce que je pourrai marcher normalement ? Est-ce que je pourrai rester assis plusieurs heures dans un avion ?

Autant de questions auxquelles il était impossible de répondre à l’avance.

Alors le Mexique attendra.

Et puis, tout s’est débloqué

L’opération a finalement eu lieu début février 2026.

Et, pour moi, la bonne surprise a été immédiate : plus de douleur.

Il a fallu ensuite prendre le temps de récupérer. Un mois sans voiture, consacré essentiellement à la marche. Marcher, encore marcher, progressivement, sans chercher à aller trop vite. Et puis il y a eu la rééducation, avec une super kiné qui m’a aidé à retrouver progressivement de la souplesse, de l’équilibre et de la confiance dans mes mouvements.

Petit à petit, les choses sont revenues à la normale.

Et puis un jour, on s’est dit : « Voilà… c’est reparti ! »

Le projet Mexique pouvait enfin redevenir concret.

L’envie, c’est une chose… la réalisation en est une autre

L’envie de retourner au Mexique était bien là.

Mais lorsque l’on commence à regarder les billets d’avion, on redescend rapidement sur terre !

Les premiers tarifs que nous avons trouvés nous ont quelque peu refroidis. Avec la situation internationale actuelle et les différents conflits, les prix des billets ont fortement augmenté. Pour nous, le voyage que nous préparions revenait à environ 2,5 fois le prix de notre précédent voyage.

Ça commence à faire une sacrée différence !

Alors forcément, comme beaucoup de voyageurs, on cherche.

On compare.

On change les dates.

On regarde les aéroports.

On teste différentes compagnies.

Bref, on essaie de trouver le meilleur prix sans avoir besoin de faire le tour de la planète pour rejoindre le Mexique !

Iberia : notre première piste… qui ne fonctionne plus vraiment

Lors de nos précédents voyages, nous avions notamment trouvé des tarifs intéressants avec Iberia, en passant par Madrid.

Marseille >> Madrid, puis Madrid >>Mexico.

C’était relativement simple et, surtout, le prix était intéressant. Mais cette fois, Iberia affichait des tarifs beaucoup moins intéressants.

J’ai même fini par leur écrire pour leur dire que leurs prix étaient devenus franchement élevés !

Ils m’ont renvoyé vers leurs offres et, effectivement, il y avait quelques possibilités intéressantes… notamment vers Cancún.

Mais avec une contrainte importante : certaines offres intéressantes ne permettaient de partir qu’une semaine.

Pour nous, qui souhaitions rester beaucoup plus longtemps, ce n’était évidemment pas vraiment la solution.

Et finalement… Aeroméxico

Après avoir comparé pas mal de possibilités, les tarifs les plus intéressants sans multiplier les escales ou les détours se trouvaient finalement du côté d’Air France et surtout d’Aeroméxico.

Et là, bonne surprise : Aeroméxico proposait un vol direct Paris – Mexico.

Moins cher que les autres solutions que nous avions trouvées, et surtout beaucoup plus simple.

Pas de changement d’avion à Madrid, pas de correspondance à rallonge…

Ce sera donc Aeroméxico !

Même avec un billet qui reste environ 2,25 fois plus cher que ce que nous avions payé en 2024, il fallait bien se décider à un moment.

Ah oui… les passeports !

Évidemment, une fois que l’on commence à acheter les billets, il y a toujours un petit détail que l’on découvre au dernier moment.

Cette fois, ce sont les passeports.

Nous regardons les dates…

Et là : nos passeports arrivent à expiration… trois jours après la date prévue de notre retour !

Il va falloir les refaire. Là encore, les tarifs ont changé. Nous sommes passés de 49 € à 86 € par passeport.

Mais, heureusement, cette fois, l’administration a été plutôt efficace : une dizaine de jours seulement pour les recevoir.

Voilà une bonne chose de réglée.

Et maintenant, le train

Une fois les billets d’avion achetés et les passeports en ordre, il restait encore à organiser le trajet jusqu’à Paris.

Heureusement, il existe des Ouigo entre Lyon et l’aéroport Charles-de-Gaulle.

Le prix reste raisonnable.

Pour vous donner une idée, cela représente à peu près l’équivalent d’un mois de parking à Vitrolles !

Alors pourquoi s’en priver ?

Le plan commence donc à prendre forme : Montélimar → Lyon → Paris → Mexico.

Et quelques heures plus tard, nous retrouverons notre fils, Maria, sa famille…

Et surtout, le Mexique.

 

Et Tulum dans tout ça ?

Pendant la préparation du voyage, nous avions aussi envie de retourner un peu au bord de la mer.

Notre première idée était Tulum. Sur le papier, l’idée semblait plutôt bonne.

En regardant les locations, nous avons même été surpris par certains tarifs, étonnamment bas.

Mais en regardant de plus près, nous avons commencé à voir apparaître quelques petits problèmes.

Tulum a beaucoup changé.

L’accès aux plages et au secteur protégé est devenu plus réglementé et plus compliqué à organiser qu’avant. Il existe bien des possibilités de stationnement gratuit sur certains secteurs, notamment le long de la route Tulum-Boca Paila, mais selon l’endroit où l’on veut aller, il faut ensuite gérer les déplacements et les différents accès. Et l’accès à la zone archéologique et à l’aire naturelle protégée fait l’objet de tarifs spécifiques pour les visiteurs étrangers.

Mais finalement, ce n’est peut-être même pas le principal problème.

Le vrai sujet, en cette période de l’année, ce sont les sargasses.

Et là, le combat semble parfois franchement inégal.

Les plages de Tulum sont particulièrement exposées au phénomène. Les arrivées de sargasses peuvent varier énormément d’un jour à l’autre et, même avec les opérations de nettoyage, certaines périodes voient les algues s’accumuler en quantité importante. Les relevés de septembre 2026 montrent d’ailleurs une situation très contrastée selon les plages, Tulum faisant partie des secteurs les plus touchés certains jours.

Alors oui, il y a des gens qui nettoient les plages.

Mais parfois, ils donnent un peu l’impression de jouer un match qu’ils ne peuvent pas gagner !

Il va donc falloir réfléchir à une autre solution pour cette partie du voyage.

Peut-être un autre endroit.

Peut-être une autre plage.

Peut-être même une autre destination.

Après tout, c’est aussi ça, préparer un voyage au Mexique : prévoir… puis changer les plans !

Encore quelques affaires dans la valise…

Aujourd’hui, les billets sont pris.

Les passeports sont faits.

Le train est réservé.

Il reste les dernières affaires à mettre dans les valises.

Et dans quelques jours, nous embarquerons.

Cette fois, pas question de laisser une hernie discale décider à notre place.

Après une année 2025 sans voyage, une opération, de la marche, de la rééducation, des recherches de billets, des passeports à refaire et quelques casse-têtes logistiques…

l’aventure mexicaine peut enfin commencer.

Même si, finalement, elle avait commencé bien avant.