Cette année, direction le Mexique… autrement !

Et voilà… c’est reparti pour un nouveau voyage au Mexique !

Mais cette année, changement de parcours. Pas question de refaire le traditionnel Marseille → Madrid → Mexico. Cette fois, nous avons choisi un itinéraire un peu différent. Enfin… plus simple sur le papier ! Notre première étape sera donc Paris-Charles-de-Gaulle.

Direction Paris… en train !

Pour commencer l’aventure, il faut déjà rejoindre Paris. Un grand merci à notre amie Brigitte qui a joué les taxis à 6 heures du matin pour nous déposer à la gare et nous permettre de prendre notre TER direction Lyon. De Lyon, nous enchaînons avec un Ouigo direction Charles-de-Gaulle TGV. Comme je ne connais ni cette gare ni vraiment l’aéroport, nous avons décidé de partir la veille. Une petite précaution qui nous permettra d’éviter de courir le lendemain matin.

Et puis, avantage non négligeable : je parle français ! Ça peut toujours servir…

Le voyage se passe finalement très bien. Le Ouigo est confortable, tout roule comme prévu et nous arrivons tranquillement à Charles-de-Gaulle. C’est là que les choses deviennent un peu plus… sportives.

Charles-de-Gaulle : le grand jeu de piste

À peine arrivés, nous cherchons la sortie. Et là… mystère.

Nous tournons, nous cherchons, nous suivons quelques indications, mais entre les travaux et une signalétique qui ne nous paraît pas toujours très claire, nous avons un peu l’impression de participer à un jeu de piste.

Après plusieurs tours de la partie supérieure de la gare, je commence à me demander ce que doit ressentir un étranger qui arrive ici sans parler français !

Finalement, j’ai l’idée de prendre le TER B jusqu’au terminal A, histoire de rejoindre ensuite notre transport pour l’aéroport. Je vais donc acheter un billet.

Avant de faire une bêtise, je demande quand même conseil à l’un des agents qui aident les voyageurs à utiliser les distributeurs.

Et heureusement !

Il m’explique que ce n’est absolument pas nécessaire. Le billet coûte environ 16 €, ce qui est plutôt cher pour un trajet aussi court. Le TER B est surtout utilisé par les voyageurs qui rejoignent Paris.

Pour nous, il existe une solution beaucoup plus simple… et surtout gratuite.

Il suffit de monter trois étages et de suivre le chemin vers la navette ferroviaire.

Nous découvrons alors un genre de mini-métro qui circule entre les différents secteurs de l’aéroport.

Et effectivement… maintenant, c’est beaucoup plus simple !

Nous arrivons au terminal des bus et prenons finalement notre navette en direction de Roissy-en-France.

Le bus nous dépose à une centaine de mètres de notre hébergement. Parfait !

Nous posons les valises, mangeons un morceau et décidons d’aller faire un petit tour dans le village.

Roissy-en-France : joli village… mais quel trafic !

Roissy-en-France est plutôt sympathique.

Mais il y a un petit détail qui gâche un peu le charme du village…Un avion toutes les trois minutes !

Bon, j’exagère peut-être un peu… mais à peine. On comprend vite pourquoi toutes ces entreprises sont installées ici. Les hangars d’Air France et de nombreux prestataires de l’aéroport sont partout autour de nous. Pour l’industrie et les entreprises liées à l’aérien, l’emplacement doit être formidable.

Pour les habitants, en revanche, c’est une autre histoire. C’est un ballet aérien incessant au-dessus des maisons. Heureusement, notre chambre est plutôt bien isolée et nous passons finalement une bonne nuit.

Le grand départ

Le lendemain matin, après un petit déjeuner, nous prenons la navette pour l’aéroport.Et là, je découvre qu’en fait, nous aurions très bien pu faire exactement la même chose la veille ! Comme quoi, voyager permet aussi d’apprendre des choses pour le prochain voyage…

La navette nous dépose directement sur le toit, là où arrivent les bus. L’aéroport est juste en dessous. Cette fois, tout s’enchaîne rapidement. L’enregistrement est déjà ouvert et nous déposons sans difficulté nos deux grosses valises.

Puis direction le contrôle de sécurité.

Cette fois, contrairement à Madrid lors de nos précédents voyages, il va falloir que je sorte une bonne partie de mon matériel photo. Appareils, objectifs… tout y passe.

Pour le reste, c’est plutôt rapide : contrôle automatique des passeports et direction la salle d’attente.

Et c’est là que nous remarquons une jeune femme avec un petit chapeau… et surtout un petit chien.

Nous nous demandons comment tout cela va se passer à l’embarquement.

Une drôle de rencontre à 10 000 mètres

L’heure de monter dans l’avion arrive.

Nous rejoignons nos places.

Il reste une place côté hublot.

L’avion est un appareil d’Aeroméxico et la majorité des passagers semblent être espagnols ou mexicains.

Et puis voilà que notre jeune femme arrive avec son chien.

D’abord en laisse… puis dans les bras.

Et surprise : elle s’installe juste à côté de moi.

Le petit chien prend place à ses pieds.

À ce moment-là, je ne sais toujours pas si elle est espagnole, mexicaine ou française.

Je lui demande simplement si son chien ne risque pas d’être trop perturbé au décollage.

Elle me répond en français !

Elle est originaire de Nantes et vit au Mexique depuis six ans.

La conversation est lancée.

Elle m’explique qu’elle a fait un parcours assez proche de celui de Bastien : arrivée au Mexique avec un visa permettant de travailler, puis un emploi comme graphiste dans une agence à Mérida et, depuis cette année, elle travaille à son compte à Mexico.

Elle ne revient en France qu’une fois par an et, visiblement, elle ne se voit pas vraiment revenir vivre en France.

Nous discutons évidemment aussi de son chien.

Elle m’explique qu’Aeroméxico est l’une des compagnies qui autorisent les chiens considérés comme soutien émotionnel à voyager en cabine, avec leur propriétaire. Et dans son cas, le transport est même gratuit.

Tout s’explique !

Nous avions justement remarqué plusieurs chiens lors de l’enregistrement.

Le chien le plus sage du monde

Et alors là…

Je crois bien avoir voyagé avec le chien le plus sage du monde.

Au décollage, il reste tranquillement avec sa maîtresse.

Puis il finit par monter sur ses genoux.

Et il n’en bougera pratiquement plus pendant les onze heures de vol !

Pas un aboiement. Pas de demande de nourriture. Pas d’agitation. Juste une petite pause pour boire de temps en temps.

Onze heures sur les genoux de sa maîtresse, sans bouger. Bon… heureusement quand même qu’il fait moins de 10 kilos !

Je dois reconnaître que pour un voyage en avion, il est beaucoup plus sage que certains passagers que j’ai pu croiser…

La conversation avec ma voisine rend finalement ces onze heures beaucoup plus agréables. Nous parlons de la France, du Mexique, de nos parcours et évidemment de la vie là-bas.

Une rencontre totalement imprévue, comme il en arrive souvent quand on voyage.

Et voilà… Mexico !

Après environ onze heures de vol, nous commençons notre descente vers Mexico.

Et évidemment… Nous arrivons sous la pluie. Comme souvent pour nous !

Il est temps de passer l’immigration.

De mon côté, comme d’habitude, le contrôle automatique se passe sans problème.

Pour Sandrine, c’est une autre histoire. Elle doit passer du côté des contrôleurs.

Heureusement, notre nouvelle amie est toujours là et lui donne un petit coup de main pour répondre aux questions en espagnol.

Une fois les contrôles terminés, nous nous séparons pour récupérer nos valises.

Les bagages mettent un peu de temps à arriver, mais finalement les nôtres sont bien là.

Pour notre amie de voyage, l’arrivée est malheureusement un peu moins sympathique.

Une de ses valises arrive complètement explosée, récupérée dans un sac plastique Air France.

Pas vraiment la meilleure façon de commencer son séjour…

Nous passons ensuite l’étape obligatoire du scanner des bagages et, une fois la porte franchie, nous apercevons enfin les loulous qui nous attendent.

Ça y est.

Nous sommes au Mexique.

Nous buvons un petit coup avant de prendre la voiture pour rejoindre notre hébergement pour la nuit.

Cette fois, ce n’est pas vraiment un hôtel mais plutôt un appartement.

La première étape de notre nouvelle aventure mexicaine est terminée.

Et finalement, le voyage aura déjà commencé bien avant d’arriver au Mexique.

Entre le train, le labyrinthe de Charles-de-Gaulle, Roissy-en-France, les avions qui passent au-dessus de nos têtes, un chien incroyablement sage et une rencontre totalement imprévue…

Le voyage commence plutôt bien.

Et ce n’est que le début.

À propos de l’auteur

Webmaster

Vous pouvez également aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *